Le mot bruxisme a pour racine un mot grec signifiant « grincement des dents ».
Le bruxisme se définit comme une para-fonction de l’appareil manducateur :
- L’appareil manducateur regroupe les structures intervenant avant la digestion. C’est le palais, la langue et l’appareil masticateur (mâchoires arcades dentaires).
- Une parafonction se définit comme une fonction sans finalité. Elle diffère donc de la dysfonction, une fonction à la base utile, mais mal effectuée.
Le bruxisme s’exprime par des contractions des mâchoires avec un grincement dentaire, souvent involontaire et nocturne.
L’étiologie exacte du bruxisme est très largement discutée, avec probablement une mauvaise position de la mandibule au repos, des causes psychosomatiques, des causes dentaires (revêtement muqueux des dents de sagesse, malocclusion…), des causes buccales (inflammation du masséter…)…
Le patient n’en est pas toujours conscient. C’est parfois le dentiste qui suspecte un grincement des dents la nuit, car il constate des dents anormalement usées.
Les conséquences du bruxisme sont nombreuses : sommeil altéré, usure précoce de l’émail dentaire, douleurs à la mastication, troubles de l’ATM (articulation temporo-mandibulaire), contractures des vertèbres, déchaussement dentaire…
Les troubles de l’ATM ont souvent une évolution chronique, avec des craquements aux mouvements buccaux, des difficultés à ouvrir la mâchoire, une modification carrée du tiers inférieur du visage, des problèmes d’ouïe ou la survenue d’acouphènes…